TRISTAN

7.12.23 - 13.01.24

EUPHORIA MEMORIAE

Né en Belgique en 1990
Vit et travaille à Paris

TRISTAN fait un premier master en histoire de l’art à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) où il se spécialise dans l’époque contemporaine et l’analyse de l’image. Sa thèse de fin de cycle interroge la réception du nu masculin à la fin du XIXe siècle dans la société victorienne.

Durant toute cette période, il développe d’abord, par le dessin et la peinture, un langage abstrait organique en s’inspirant de l’anatomie humaine.

Il fait un second master en peinture aux Beaux-Arts (Academy of Arts - ARTS2 Belgique), avant de s’installer à Paris en juillet 2022. Il participe à plusieurs expositions collectives en Belgique et en France entre 2016 et 2022. Avant son départ, il fait sa première exposition personnelle en Belgique.

En 2023, la Galerie du Lendemain (3e arr.) l’invite à exposer en group show sur le thème de la « Beauté subjective. Le choix du corps masculin ».

EUPHORIA MEMORIAE

Cette exposition est le premier solo show parisien de l’artiste visuel belge TRISTAN. Elle couvre
plus d’un an de recherche sur ce que l’artiste appelle « l’euphorie du souvenir ». Intrigué par les affres
comme par les joies de la mémoire, il cherche à déterminer comment la peinture peut en rendre
compte. Une impression, une trace ou un matériau en particulier peut-être ?
Pour sa démarche, l’artiste n’utilise pas, à escient, la peinture à l’huile de manière traditionnelle.
Il la conçoit comme l’ingrédient principal d’un process qui fait intervenir du verre organique, de
l’aluminium et du textile.

« Ce choix technique me permet de créer des sujets vaporeux, disparaissant ou fuyants. Des
fragments de corps à l’aspect fuligineux tentent d’exister. Les figures sont des pseudo-réalités en
mouvement dans une architecture rigoriste. Il y a des pertes volontaires, des surpeints et des métaphores. Je brouille l’image car je suis obsédé par l’irréalité et l’ambiguïté des souvenirs. J’aime ce qui ne saute pas nécessairement aux yeux. »

Expositions collectives

2023
Subjective beauté. Le choix du corps masculin
Galerie du Lendemain, Paris

Forêts
CNFAP, Paris

2022
E.T.
La Porcherie, centre d’art contemporain, Ménétreux-le-Pitois

2021
Chambre(s) avec vue(s)
Normandy Hôtel Le Chantier, Paris

Corps à corps
Château de Thoricourt, Silly

Regards croisés
Heart2Gallery, Mons

2019
Vege-Tale
Maison de la Réunion, Mons

2018
Parlez-vous abstrait ?
Maison de la Réunion, Mons

Expositions personnelles

2022
C’était maintenant
Tour Ockeghem, Saint-Ghilsain

Forma Entis
Magasin de papier, Mons


BIENNALE DE L'IMAGE TANGIBLE

 Tomás Amorim / Alain Delorme / Anna Katharina Scheidegger /
Mozziconaci Robert-Teyssier / Laure Winants
/ Gaspar Nicoulaud



10/11/23 - 06/12/23


Tomás Amorim

Né en 1990 à Rio de Janeiro.
Vit et travaille à paris.

Monticolæ est un projet-recherche en cours, initié en 2021 sur la base de différentes expérimentations plastiques/photographiques dont l’objectif primordial est de redonner du volume à l’image photographique. En effet l’image capturée par l’outil photographique est fréquemment représentée sur une surface plate comme la projection ou le papier, or ici c’est justement l’existence d’un relief qui forme l’image. Je souhaite avec cette recherche déployer l’image au-delà de sa planéité habituelle, la travailler en tant que matériau en soi; la sculpter, la plier, l’inciser.

Le travail évoque des paysages naturels, des minéraux, mais également des portions de corps, des muscles contractés; des formes figées dans une plaque de béton qui témoignent à la fois d’un geste manuel de confection et du passage éclair d’une onde lumineuse, c’est le point de rencontre entre le façonnage long de la sculpture et l’instantanéité de l’image photographique. Les photographies et les sculptures témoignent de ma volonté de créer une œuvre photographique qui interroge les sensations et les perspectives et qui crée un désordre visuel entre le plat et le volume, entre deux disciplines de l’art qui sont opposées par principe.

Par froissement d’une feuille de papier j’obtiens donc ces surfaces légèrement accidentées et ondulées, moulées dans le plâtre ou dans le ciment, avec des zones creuses qui au contact d’une source de lumière rasante génèrent des ombres portées sur la surface elle-même. Enduit d’une émulsion photosensible la plaque devient à la fois support et médium photographique, capable d’enregistrer les formes qui prennent la lumière. Je m’inspire pour mes pliages notamment des formes géographiques de toutes sortes de paysages naturels – vallonnés, volcaniques, insulaires, plaines et vallées. A ces reliefs et aux montagnes qu’elles nous inspirent, font référence ceux qui les habitent et que l’on désignait, en latin, monticolæ.

Alain Delorme

Né en 1979 à Versailles.
Vit et travaille à Paris.

Le projet Citadelles est une réflexion sur la relation de l’homme à son environnement. Le sable est omniprésent dans nos sociétés modernes. Ressource naturelle non renouvelable, elle est la plus exploitée au monde après l’eau.

Citadelles fait référence à la place forte, à la dernière ligne de défense des fortifications avant la chute de la place. Dans cette série, la menace est la montée des eaux, résultante du réchauffement climatique mais aussi la problématique du sable comme épuisement des ressources.

Ce projet est réalisé sur le littoral français au rythme des marées. Je dispose de deux heures pour créer chaque sculpture de sable avant que les flots ne l’emportent.

Il s’agit d’une co-création éphémère avec la nature, d’une création comme urgence vaine face aux changements du monde. La citadelle paraît massive autant que vulnérable, imposante et instable face au mouvement inexorable de l’océan, fragile comme l’équilibre planétaire.

Anna Katharina Scheidegger

Né.e en 1976 à Sumiswald (CH).
Vit et travaille à Paris et Berne (CH).

Cette série se penche sur la disparition du plancton luminescent. Le plancton marin est un des principaux supports de l’existence de notre propre espèce. Il constitue non seulement la base de la chaîne alimentaire marine, mais il capture aussi une part importante du dioxyde de carbone atmosphérique et émettent de l’oxygène par photosynthèse. Ces microorganismes recouvrent seulement 1% de la masse végétale totale de la planète, mais produisent plus que la moitié de tout l’oxygène que nous respirons. Ce poumon de la planète est en danger. Depuis les années 1950, les populations de phytoplancton ont diminué de 40%.

Le travail FRAGILE WARNING LIGHTS, est une recherche en photographie sur les spécificités du phytoplancton dotés de bioluminescence (notamment les Dinophytes (Dinophyta), encore appelées Dinoflagellés). La bioluminescence est l’émission de lumière par des organismes vivants suite à une réaction chimique qui convertit l’énergie chimique en lumière visible. L’émission de ces flashs lumineux est due à une sorte d’accès de stress, généralement lié au remous des vagues.

La technique du photogramme consiste à poser un objet sur une surface photosensible. Après l’exposition, l’objet reste visible sous la forme d’une trace lumineuse. En posant du plancton bioluminescent sur un plan film, celui-ci est exposé uniquement par l’émission de lumière du plancton. Le fait que la lumière vient de l’objet et non d’une source extérieure nous montre le photogramme le plus radical que possible.

L’instantané des flashs de lumineux et l’agitation du plancton, sont ainsi fixés dans une image et capte les dégradés et crée visuellement une profondeur. L’installation de ces images dans des caissons lumineux donne une dimension et une puissance supplémentaires à ces Dinophytes difficilement perceptibles à l’œil nus. Les formats ainsi agencés évoquent l’immensément grand des galaxies.

Mozziconaci Robert-Teyssier et Gaspar Nicoulaud

Nés en 1991 et 1993 à Toulouse et Uzès.
Vivent et travaillent à Paris.

Comme un œil, le lac garde en réserve ce qu’on ne voit plus : il y a un regard à déployer. C’est ce que nous tâchons de faire dans État des lieux: History is straight dont les fragments poursuivent une relecture queer du lac de Naussac.

Le plan d’eau et son barrage se sont trouvés associés aux luttes des années 70 dans le sillage du Larzac, dans cet élan qui cherchait à faire avancer ensemble écologie, résistance, désir face aux forces de destruction (capitalisme, patriarcat). En plus de bouleverser le paysage, cette construction témoigne du devenir des « moins bonnes terres » au 20ème siècle : intégration forcée des petits paysans dans une agriculture globalisée et fin des utopies. Notre série (ré)ouvre ce chantier et matérialise la première étape d’un travail de terrain au long cours : arpentage, entrelacement des temps et juxtaposition des genres (documentaire, archive, fiction).

Cette série cherche à multiplier les preuves, agencer des éclats désirants pour dresser une cartographie radicale du paysage de Naussac : comme autant d’ouvertures possibles sur des récits passés, présents, futurs.

Laure Winants
Née en 1991 à Spa.

Vit et travaille à Bruxelles.
Représentée par la Fisheye Gallery, Paris

En avril et mai 2023, le collectif composé de Patrick Blenkarn (Canada) et moi-même partirons en Arctique. La première partie du voyage sera une résidence à bord d’un brise-glace avec Arctic Circle, suivie d’une résidence d’un mois au Spitsbergen Artist Center. For Words From a Tongue We are Losing — Je propose de développer une expérience numérique interactive qui s’efforce de donner une voix et une grammaire à une « langue » mourante, la langue glaciaire du glacier arctique. Le terme scientifique « langue glaciaire » transforme la glacier en un organe, anthropomorphisant notre compréhension et notre relation à la glace. 

Tout comme la langue d’un humain est un récepteur, la glace à la surface d’une « langue de glacier » absorbe les composants chimiques : la poussière poudreuse d’une combinaison de petites particules de roches, de suie et de microbes se dépose sur les couches de glace, assombrit sa couleur, réduire la réflectivité de la glace. Cela absorbe le rayonnement solaire et accélère le processus de fonte de la neige et de la glace. Ça a le goût de la transformation de la Terre. Il contient des histoires qui ne peuvent être traduites que d’une langue ancienne. 

Et en tant que telle, la langue glaciaire indique également un état critique. Les « langues » des glaciers, cependant, perdent leur capacité à communiquer les histoires dont ils ont été témoins au moment même où nous commençons à les lire. Bientôt aucun de nous ne pourra parler ou lire ces langues maternelles. Pour cette série je souhaite redonner leur voix en créant des œuvres mêlant représentation faite par capteurs et photographie expérimentale à partir de matériaux collectés sur place.

MARC VOILLET - AURELIEN FINANCE

LE SACRE DES GRENOUILLES
The sacrement of the frogs

 DU 7 SEPTEMBRE 2023 AU 7 OCTOBRE 2023
07.09.23 - 07.10.23

L’exposition « Le sacre des grenouilles » réunit le travail des artistes Aurélien Finance, artiste textile, et Marc Voillet, artiste peintre, entre oeuvres textiles théâtrales et peintures symbolistes pour une expérience onirique peuplée de créatures organiques tirant leurs absurdités pourtant du réel. La symbiose entre peinture et oeuvres textiles apporte quant à elle une dimension sculpturale immersive.

MARC VOILLET

« En 1883 dans La Grammaire Logique, Brisset reconnaît des similitudes entre le chant des grenouilles et des mots de la langue française. S’appuyant sur son postulat que ces similitudes sont une trace généalogique prouvant que la langue française a pour origine le chant des grenouilles, il en déduit que l’homme descend des grenouilles. Brisset se met donc à décrire l’évolution depuis les grenouilles jusqu’aux humains en retraçant l’origine des mots qui portent les traces des différentes étapes de l’évolution, il crée sa propre linguistique phylogénétique.

À cette même époque, de nombreux récits nationaux et des courants de recherches de linguistique phylogénétique en Europe cherchent à prouver par la langue la supériorité d’une identité nationale particulière. Face à celà, les écrits de Brisset apparaissent comme un reflet de l’absurdité de ces récits nationaux et de la pseudo-science de la linguistique phylogénétique.

Dans mon travail, je me sers de La Grammaire Logique pour incarner le roman national français et montrer sa persistance. Je m’appuie sur la description de la métamorphose de batraciens à humains de Brisset dans laquelle je greffe des symboles idéologiques contemporains pour synthétiser une représentation du récit national français.
Dans mes peintures, la peau humaine est une apparence superficielle qui se désagrège et laisse transparaître le corps du crapaud lorsque les actes des personnages sont inconsciemment dictés par le roman national français.
Je mélange des images d’archives historiques contemporaines avec des images de crapauds pour souligner l’impact de la croyance au roman national français des protagonistes durant le moment historique représenté. »

AURELIEN FINANCE

Représenté par la Galerie Robet Dantec

Aurélien Finance vit et travaille à Mulhouse. Il est diplômé de la Haute Ecole des Arts du Rhin (HEAR) avec les félicitations du jury (DNSEP 2018).

Théâtralisé, le travail d’Aurélien Finance se construit autour d’histoires absurdes inventées, inspirées du réel, des mythes ou des contes. Qu’il s’agisse de performances dans lesquelles il se met en scène, ou bien de créations aux formes colorées, ses oeuvres détournent l’univers textile par la déconstruction des codes traditionnels. Il pratique des savoir-faire ancestraux pour en expérimenter les limites dans une approche ludique emprunte d’humour et de poésie. La broderie, le crochet, le tricot l’intéresse pour leur aspect performatif, répétitif et cathartique. Ces créations deviennent alors des objets transitionnels desquels naissent des personnages imaginaires, des êtres organiques, des excroissances rescapées d’une mémoire oubliée… Sa dyslexique (désorientation de l’écriture ordonnée) s’affiche dans son travail comme un atout. Elle ouvre une pensée par l’image qui trouve son sens dans sa globalité.

« Et voilà les bananes sont en chaussette.
L’expérience fait naître l’absurdité. Les os se cassaient par cette performance.
Entouré par la nature. L’émotion se dessine. C’est la peur.
[…] Je pense donc je m’emprisonne, il se noyait dans ses costumes quand tout à coup… jamais ne se réveilla. C’est alors qu’il disait celui de hier ; n’ouvrez jamais une cuillère à café avec un cutter, on ne perd rien de grave…» 

Aurélien Finance

PACO RODRIGUEZ - VICTOIRE KERBASTARD

MENTAL BREAKDOWN

DU 24 JUIN AU  JUILLET 2023

VICTOIRE KERBASTARD


Victoire Kerbastard, née en 1999 est diplômée des beaux arts en 2019.

Elle pratique le tatouage, la peinture, le tufting et la céramique. 
A travers ces différents médiums elle invite ses spectateurs dans un univers coloré et naif.

« Je te propose aujourd’hui l’évasion, quitter le bruit, la cohue et renouer avec ton enfant intérieur.
Les après-midi chez mamie, les pique-nique en famille, le fantasme d’une vie simple... 

Un retour à l’essentiel enrobé de couleurs acidulées et de formes abstraites te plongeant dans des scènes de vie imaginaires. Mais retour à la réalité. L’état mélancolique de ces jours fanées, le lointain souvenir du passé, ces moments enjolivés...

Demain c’est le mental breakdown assuré. »

PACO RODRIGUEZ

Paco Rodriguez , né en 1998 est diplômé de l’académia san Carlos a Mexico City.

En parallèle de sa pratique du tatouage, il aborde des sujets de société au travers 
d’illustrations, peintures et céramiques. C’est avec un humour noir et une imagerie naïve qu’il travaille ses images.

« L’été est chaud à Paris et les gens sont heureux. 
La dépression nerveuse n’est jamais très loin cependant.
Lorsque l’esprit atteint son point de rupture, de drôles de peintures font surface et alors de nombreuses chimères aux allures cartoonesques et des psychopathes grotesques envahissent peu a peu nos esprits. »

La galerie Nocte a souhaité réunir ces deux artistes dans une exposition intitulée 
« Mental Breakdown » afin de parvenir à capturer une inquiétante étrangeté tout du long, entre acidité et fausse naïveté. 

ALEX HUTHWOHL

L'ECHO DES HURLEMENTS
 
DU 4 MAI AU 8 JUIN 2023

Alex Huthwohl est né à Paris en 1994. Il est diplômé DNAP des beaux arts de Lyon en 2016 et DNSAP aux beaux arts de Paris en 2019.

"Cerné par une crevasse pouvant tout aussi bien être une falaise dans cet univers onirique, un chien géant hurle. Autour de lui, en cercle, cinq hommes comme autant de miroirs reprennent ce cri afin de percer le monde chaotique qui se déploie. Ce monde est celui d’Alex Huthwohl, peintre mettant en scène une mythologie personnelle au travers d’allégories retranscrivant parfois un sentiment de solitude, parfois une dépossession de ses moyens face à une réalité changeante par le biais d’une autoreprésentation. Dans ce monde, les espaces et les corps se confondent dans une hybridité organique. C’est comme si le corps du peintre pouvait être absorbé dans une matière peinture humanoïde et chimérique.

Dans cet espace fictionnel, une quête semble se faire jour. Son but ne peut être qu’imaginé, fantasmé car elle se heurtera à la métamorphose de ses protagonistes. La frontière est de plus en plus ténue entre les matières du récit. Les paysages deviennent animaux, corps, objets sexuels, flous colorés. Ils sont le théâtre d’une aventure en mutation permanente.

Alex Huthwohl parle autant de déchirements passionnels, de cris de douleurs coincés dans une réalité alternative que de recherche d’un idéal, reflet d’espaces idylliques possibles. Ainsi, cette exposition se veut comme un nouveau chapitre du travail du peintre, ouvrant le récit vers la recherche du sublime à travers des images qui se conjuguent et qui se contredisent.

Ces univers picturaux deviennent réalités plurielles, dystopies dans lesquelles les chimères et le spectateur peuvent se fixer du regard et, dans un cri muet, s’extirper l’espace d’un instant de leur condition, comme l’on sort d’un rêve."

Adrien Marie-Hardy

DECEPTIVE BREATHS

DU 16 MARS 2023 AU 22 AVRIL 2023

Amélia Fouillen
Caroline Polikar
Fanny Gosse
Francesca Sand
Géraldine Villemain
Luca Gianola
Louise A. Depaume
Louise Dumont
Maria Clark
Mila Nijinsky
Tamina Beausoleil
Vanda Spengler

L'exposition collective "Deceptive breaths" était une ode à la nuit, au souffle et corps en partenariat avec le collectif d'artistes Action hybride, le corps social et politique.